Les salles
d'attentes

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De quoi s'agit-il brièvement ?

Dans une salle d'attente, Eric Johnsons patiente pour une consultation chez son psychologue. Arrivent Nadia et Paul, un couple marié depuis 10 ans et avec ce petit souci d'adultère qu'ils tentent de résoudre au travers d'une thérapie. Dernière à se présenter, Catherine Drabot, amène son hérisson Michel pour une visite chez le vétérinaire.

C'est alors qu'ils commencent à discuter tout en s'intéressant les uns aux autres que débute un grand n'importe quoi.
Quatre personnes avec tant de problèmes qui en attendent les solutions, ça ne peut que dégénérer.

 

LES SALLES D'ATTENTES

Pièce de théatre
sortie en 2020

 

Dans les salles d'attentes, les personnes bourrées de problèmes attendent des solutions, cela peut vite dégénérer....

 

Si on résume…

Un homme, Eric Johnsons entre dans une pièce et va s'asseoir sur l'un des quatre sièges qui se trouvent là.

Au bout de quelques secondes, après une courte méditation, il se lève et entame un monologue au sujet des problèmes et de leurs solutions dans leur généralité.

Il annonce ensuite l'arrivée d'autres personnes dans ce qui se trouve être une salle d'attente. Eric retourne s'asseoir et entre un couple. Il s'agit de Nadia et Paul. Après des présentations hors normes, l'on apprend qu'Eric est fou et que Nadia a trompé Paul. Le ton est donné !

Peu après, c'est Catherine Drabot qui fait irruption dans la salle d'attente. Elle est en panique au téléphone. La pauvre a oublié la cage de son hérisson, Michel, sur le toit de la voiture de la personne qui l'amenait en ces lieux.

Les quatre personnages expliquent tour à tour la raison de leur présence. Dans l'ordre des explications, Eric vient consulter son psychologue, Catherine est là pour que Michel voie sont vétérinaire, Nadia et Paul ont fait appel à un spécialiste pour une thérapie de couple.

Quatre personnes, trois raisons, une salle d'attente. Et dans une salle d'attente, qu'on le veuille ou non, on patiente. Parfois, c'est long. Ici, c'est très long. Pour passer le temps, les patients vont parler d'eux, de leur vie, de ce qui les a amenés jusqu'à cette pièce où ils vont devoir finalement se supporter.

Eh oui ! Au-delà de l'inexplicable et interminable attente dans laquelle s'embourbent nos personnages, toutes les conditions sont réunies pour qu'ils ne s'entendent absolument pas. La faute à des caractères diamétralement opposés et l'histoire personnelle de chacun qui va mettre en lumière beaucoup de problèmes.

La tension ne peut que monter petit à petit. Des draps à 599 Euros, une moustache confectionnée à partir des poils d'une otarie femelle, la vie ratée d'une ingénieure statisticienne en sciences aéronautiques et spatiales, la mauvaise foi d'un mari négligent, la tromperie d'une femme lassée par sa solitude, une manifestation dans les rues qui dégénère et un hérisson qui ne pointe pas le bout de son nez.

Des prétextes qui s'enchainent les uns après les autres pour mettre à rude épreuve les personnalités des protagonistes. Mais ça n'est pas tout. Ce serait si simple… A tout cela vient s'ajouter une voix improbable qui sort de haut-parleurs et qui s'amuse avec eux tels des marionnettes prisonnières de ficèles invisibles.

Ce n'est qu'au terme de leurs échanges, qu'ils comprendront qu'ils se sont présentés avec des problèmes, une attente vis-à-vis de ces derniers et qu'ils détiennent la solution depuis le début.

Personnages

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Paul est un auteur à succès. Le succès ne fait pas le bonheur. Il s'est toujours senti comme une coquille vide que personne ne comprend. S'il souffre, c'est que les autres lui font du mal.
D'avantage depuis que la femme qu'il a tant aimé a décidé d'aller voir ailleurs. Il a été cocufié… c'est moche, c'est inadmissible et il va le faire savoir à la terre entière. La remise en question ne fait pas partie de sa vision de la vie. Ni la délicatesse. S'il a quelque chose à dire, une opinion, il partagera volontiers le contenu de ses réflexions sans prendre de pincettes. C'est un homme avec des idées bien arrêtées qui ne manque pas d'inspiration pour parvenir à les imposer. Il peut se montrer colérique, antipathique et égoïste. Il justifie son comportement en se cachant derrière les traumatismes qu'il a subi durant sa jeunesse, lorsque le sens de l'humour de ses parents a gâché son enfance en l'appelant Paul. Paul Naref, tel est son fardeau…
La salle d'attente confrontera cet écrivain antisocial à des situations farfelues qui donneront peut-être naissance à son prochain grand best-seller. Un mal pour un bien, comme on dit.

Je change simplement le terme "cocu" par "abruti". Tu n'as pas remarqué qu'on peut remplacer l'un par l'autre ? Quand on est un abruti, tout le monde semble au courant qu'on l'est, sauf soi-même. Le cocu aussi ! On est abruti, donc par définition ignorant, et heureux parce qu'on ignore qu'on l'est. Le cocu est lui aussi heureux, avant d'apprendre qu'il a des cornes qui feront pâlir le meilleur des toreros.

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S'il y a bien une femme qui est quelque peu perdue dans la vie, c'est Catherine Drabot. C'est une personne qui a tendance à faire des choix qui vont à l'envers du bon sens, mais qui ont une logique qui se défend.
Son parcours est parsemé de situations idylliques qu'elle a trouvé le moyen de compliquer à chaque fois qu'elle en a eu l'occasion. Le pire étant qu'elle n'en a pas la moindre conscience, puisqu'elle ne le fait même pas exprès. Dotée d'une très grande intelligence, elle a pu faire des études qui lui ont permis d'aboutir à une belle carrière qu'elle estime ratée. En rencontrant l'amour grâce à homme prénommé Michel, elle a préféré mettre un terme à leur relation parfaite plutôt que de risquer de le perdre. Et qu'est-ce qu'elle veut dans la vie ? Avant tout, être heureuse.
Comme ce n'est pas possible, que c'est un rêve inaccessible, son moral en prend un sacré coup. Alors depuis toujours, elle soigne son chagrin en adoptant des animaux. Le dernier en date est un hérisson qui répond au nom de… Michel. Tout ceci, elle le fait savoir dans la salle d'attente, un bon endroit pour exposer sa détresse.

Ce n'est pas grave. Vous ne pouviez pas savoir. Le bonheur ça n'arrive qu'une fois. Je ne voulais pas le gâcher. J'ai préféré me séparer de Michel pour le garder comme ami. De cette façon, je peux l'avoir près de moi pour toujours et j'évite une éventuelle rupture désagréable.

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Nadia est une épouse qui a commis une erreur irréparable, parce que le délaissement qu'elle vivait devenait trop pesant. Elle n'éprouve pas de regrets au sujet de son adultère, surtout que son mari refuse catégoriquement de comprendre pour quelle raison c'est arrivé.
Elle a toujours désiré que son mariage soit inondé de bonheur. Pour que cela ait été possible, il lui aurait fallu un époux aimant, attentionné et idéalement disposé à lui faire des enfants. C'est tout l'inverse qui s'est produit. C'est en tout cas l'impression qu'elle a. Délaissée dans une maison trop vide à son goût, elle a embarqué son amant dans le lit conjugal en souillant des draps à 599 Euros. Son mari n'a pas apprécié la chose lorsqu'il les a pris sur le fait, ce qui est compréhensible.
Résignée à subir les sempiternels reproches et les pics cinglants de cet écart de conduite, elle préfère rebondir sur les traits de caractère irritants de celui qui partage sa vie depuis 11 ans. Si en apparence elle semble calme et être dans une constante parfaite maîtrise de soi pour correspondre au statut social dont elle est issue, la salle d'attente révélera que ce n'est qu'une facette.

La salamandre qui me sert de mari m'a dit qu'il ne voulait pas d'enfant. Me sachant malheureuse, il est arrivé à la maison un mercredi soir avec un bocal dans les mains. Ce bocal contenait un couple de poissons rouges qu'il a eu la délicatesse d'appeler Léa et Lambert, les prénoms que j'aurais voulu donner aux enfants si on en avait eu. Il m'a dit qu'ils combleraient le vide.

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Le fou de l'histoire. Sauf qu'il n'aura de cesse de répéter qu'il ne l'est pas. Eric est le premier à se trouver dans la salle d'attente. Il sera le dernier. C'est un personnage bien plus complexe et intriguant qu'il ne le laisse entendre au premier abord. Certes, on comprend très vite qu'il est atteint du ciboulot, mais ce n'est qu'avec l'évolution des échanges et les explications de sa présence qu'on est à même de mesurer l'ampleur de sa folie.
Eric est tellement toqué qu'il parvient à faire disjoncter n'importe qu'elle personne qui aura le malheur de s'engager dans un dialogue avec lui. Il a cette capacité de sauter du coq à l'âne, de revenir sur un sujet clos sans la moindre raison ou de parler avec le plus grand naturel de sujets sensibles comme si tout était parfaitement normal.
Ce membre inconditionnel du Mustache Amateurs and Gentlemen Initiated Club, abrégé MAGIC, raconte tant de choses invraisemblables que la question se pose : est-ce qu'avec Eric tout est vraiment la réalité ?

Je ne suis pas fou. Les fous sont ceux qui disent que les fous sont fous sans forcément avoir conscience qu'eux-mêmes sont des fous dans la réalité de n'importe quel autre fou.

 
 

Extrait

 

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LES SALLES D'ATTENTES EN VENTE

Livre numérique
sortie mi-2020

Disponible au téléchargement

Crédits

David YOL

QUI SUIS-JE ?

Avant tout un passionné du domaine artistique, j'ai toujours aimé écrire et développer. Depuis longtemps, j'invente des histoires ou j'imagine des concepts qui pourraient s'ancrer dans l'air du temps tout en recherchant l'originalité. Après plusieurs années passées tout simplement à les imaginer, un jour, j'ai décidé de leur donner vie sur le papier, sur les planches ou en images.
 
 
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David Yol né à Genève, cité de Calvin, il y a fait ses études, son service militaire et il a travaillé au sein de l'Etat pendant 13 ans. Durant sa carrière, il a laissé son envie d'évoluer dans le domaine artistique l'envahir.

En 2015, il écrit et met en scène sa première pièce de théâtre, "le Tableau", puis en 2016, elle connaît plusieurs représentations sur le territoire genevois et les retours sont très positifs.

Il enchaîne sur une deuxième pièce, "Sans raison apparente", qui vient confirmer qu'il peut se tourner sereinement vers une nouvelle voie.

Avide d'explorer ce monde dans lequel il a tant rêvé d'exercer et grand curieux, il s'intéresse aux différents arts de la scène et développe ses connaissances en créant des spectacles d'improvisation, de magie, de stand-up et de burlesque.

Dans sa recherche constante et grâce à sa soif d'apprentissage, il se lance le défi de mettre sur pied un festival des arts scéniques qui connaît deux éditions.

En parallèle, il s'intéresse à l'écriture de scénarios et à leur réalisation.

Poussé par son envie de se dépasser et d'aller plus loin, il passe les frontières suisses pour s'installer à Paris et produire sa pièce "Les salles d'attentes".
 
L'attente, pénitence de ceux qui n'ont d'autre choix que de la subir. C'est avant tout ce que j'ai voulu mettre en avant dans le récit qu'est "les salles d'attentes".

Beaucoup d'œuvres traitent d'une histoire qui se passe dans ce contexte, parce qu'il faut avouer que c'est un endroit fascinant.

Par exemple, lorsque vous êtes dans une salle d'attente chez le médecin, ne vous êtes-vous pas demandé pour quel motif les gens qui patientent en même temps que vous sont venus ?

A priori, personne n'engage vraiment la conversation. C'est même très silencieux. Donc, la question reste en suspens. C'est le point de départ du sujet que je voulais traiter en imaginant quatre personnages forcés d'attendre, de se subir et d'entamer le dialogue.

Puis, j'ai poussé un peu plus loin l'idée, car j'ai réalisé qu'en étant dans une salle d'attente, c'est généralement pour une consultation. Quelle qu'elle soit… Et nous avons tous des attentes sur cette dernière. Il s'agit généralement de la solution à un problème qui exige notre présence dans pareil lieu.
J'ai donc obtenu le thème principal du texte : l'attente.

J'ai laissé l'idée mûrir pendant une année. J'ai tourné et retourné les possibilités et les situations que je pouvais créer. Lorsque je me suis senti prêt pour la phase de l'écriture, j'ai pris le temps de poser ce que j'avais à raconter.

Trois mois plus tard, je tenais ce cocktail explosif du fou, de l'instable, du cocu et de la femme du cocu.

Tous avec des problèmes, tous à attendre des solutions, tous à les avoir sous leur nez. Au bout du compte, c'est le cas pour tout le monde.

J'ai trouvé intéressant de faire en sorte que les personnages n'aient d'autre possibilité que de se confronter aux faits, ne pouvant finalement pas les nier.
Leur seule échappatoire étant d'accepter et la libération ne provenant uniquement que de ce consentement.

Il me tenait à cœur de placer un peu d'absurde, simplement parce qu'il en faut, que c'est ma marque de fabrique et que je garderai toujours un esprit fantaisiste. Cependant, je ne peux m'empêcher de sourire quand on me dit que ce serait plausible, aussi aberrantes les circonstances soient-elles.

L'aspect extravagant est capital. Il pousse les protagonistes à se dépasser, à aller au-delà de leurs limites. Ils ne se supportent pas, ils sont différents à bien des égards et de devoir s'adresser la parole, il y a déjà une barrière à briser.

Plus ils se parlent et plus l'ambiance devient électrique. Le summum est atteint lorsqu'ils sont forcés de se rapprocher physiquement.

Ce point culminant fait tout ressortir et démêle l'intrigue. Il apporte les réponses.

David YOL

Évenements

Avis

IDF1 TV : JLPP  VU À LA TÉLÉ

IDF1 Émission de télévision JLPP
Épisode N°38 - Jacky lave plus propre.

Sur IDF1 en direct dans l'émission : Jacky lave plus propre. #theatre #tv #television #direct #now #comedien #comedienne #paris #JLPP #idf1 #l4likes #televison #tv JLPP épisode: 38

Publiée par LES SALLES D'ATTENTES sur Lundi 2 mars 2020
 
 
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Du 14 janvier au 11 mars 2020.
 
 

PARIStheater.fr

LES SALLES D'ATTENTES : Après des années passées à Genève dans le monde du spectacle, l'auteur et fondateur de DENAN, David Yol, présente sa première création théâtral sur Paris. Les salles d'attentes est une comédie à huis clos avec 4 personnages qui patientent pour des consultations diverses et qui sont obligés, par la force des choses, de s'adresser la parole. La pièce traite de la folie, l'un des grands maux de notre époque, mais aussi de la relation que nous pouvons avoir avec l'autre. Ses représentations ont lieu actuellement au Mélo d'Amélie, 4 rue Marie Stuart, 75002 Paris.